Hilarante émission à sketches à base de figurines créée par Seth Green et ses potes, Robot Chicken est une perle d'humour geek. Elle débarque enfin en France sur le net.
On vous en avait déjà parlé dans nos colonnes avec affection. Bonne nouvelle que de la voir enfin diffusée en France sur le site CanalStreet, plate-forme "djeunes" de Canal +. Certes il faudra attendre une semaine entre chaque vidéo et la première ne dure que 2'30, mais au moins le site propose-t-il une version originale sous-titrée appréciable.

Bon mais pour ceux qui ne connaîtraient pas Robot Chicken, qu'est-ce donc ? Déjà, on se permettra une petite mise en garde : sous ses airs de programme d'animation en stop motion bricolé à base de figurines type Action Man, RC ne s'adresse pas à tout le monde. Elle propose un humour, disons, très "graphique". Diarhées, têtes qui explosent, orgies en tout genre... Les créateurs n'y vont pas de main-morte. Il y a un côté bacchanale dans cette série de sketches parfois juste idiots et parfois très transgressifs nés des délires de Seth Green (le Oz de Buffy en photo ci-contre) et de son compère Matthew Senreich.
Y passe à la moulinette l'essentiel de la pop culture, ciné, BD et séries en tête, dans un esprit geekissime. Les invités prestigieux se bousculent pour prêter leur voix aux personnages et il faut saluer le sens du montage des auteurs qui impulsent un rythme d'enfer aux quelque sept minutes que durent les épisodes, alternance de micro-pépites et de parodies plus développées.
Programme phare de la chaîne spécialisée cartoons pour les grands, Adult Swim, Robot Chicken s'est même payée en 2007 un épisode spécial d'une demie-heure dédiée à Star Wars avec en guests Gorge Lucas himself. A ne surtout pas manquer.
A suivre sur le site de CanalStreet
Robot Chicken - Episode 1 CANALSTREET.TV


Ça fait bien longtemps que j'avais envie de vous parler du prodigieux Kevin Corrigan, encore aperçu dernièrement dans Mercy et Californication. D'abord, parce que personne n'en parle et ensuite, parce qu'il illustre à la perfection ce qu'est un "character actor" à l'américaine, à savoir un spécialiste des seconds rôles typés, mais suffisamment habités pour exiger d'être pris en main par un acteur doué, à forte personnalité, et même, pourquoi pas, charismatique. La notion est tellement consacrée chez nos voisins anglo-saxons qu'on dédie même à cette catégorie de comédiens des dictionnaires entiers (dont le fameux Quinlan's et le Hey ! It's That Guy ! de Tara Ariano). On les appelle aussi, et tout est dit, des "scene stealers" (en anglais de cuisine : des "voleurs de scène").
Depuis plus d’une semaine, M6 diffuse Caméra Café 2, la boîte du dessus à 20h05, en lieu et place de Scènes de ménages. La suite de la série emblématique du format court, la première fiction française originale de ce type – Un gars, une fille était l’adaptation d’une série québécoise en 26 minutes. Produite en partie par une structure baptisée Shortcom, Caméra Café donna ses lettres de noblesse à un genre qu’elle a pratiquement fondé : les short comedys, ou shortcoms.
La série 





Cela a été un de sujets d’actualité les plus incongrus de ces dernières semaines, les hésitations du staff de Barack Obama à faire se tenir le discours annuel sur l’Etat de l’Union du président le même soir que le season premiere de la 6ème et dernière saison de Lost, décision qui aurait obligé ABC à déplacer son programme star à une date ultérieure.


Après une dictature du concept ou de la série chorale sur une communauté ou un milieu professionnel, nombre de séries semblent miser désormais sur la seule force du personnage. Dernier exemple le plus explicite, notamment dans la confusion promotionnelle du comédien vedette avec son rôle : Mentalist (à voir en ce moment, dans le désordre, sur TF1). Voilà bien le comble d'un façonnement étudié de héros atypique, excentrique et plus ostensiblement fictionnel que ses congénères habituels.
Quelle est donc la recette de ce genre de héros récurrent réussi ? D'abord, son incarnation par un comédien talentueux, ça va de soi. S'il a du charme, voire un magnétisme certain, c'est un plus incontestable. En matière d'écriture (car paradoxalement, ça se joue surtout là), le personnage se doit d'avoir des lubies, des déviances et des failles, qui donnent envie de l'aimer, presque de l'adopter : qui une addiction, aux médocs ou aux meurtres en série ; qui une passion pour les fruits frais ; qui une expérience traumatique, comme la prison, le meurtre d'un être cher ou une enfance tragique, etc.
On a appris en ce début d’année l’arrivée du célèbre acteur anglais Jeremy Irons au casting d’un projet de Showtime. Une série en 13 épisodes, que l’on devrait voir en début d’année prochaine. Irons y incarnera Rodrigo Borgia, membre de la célèbre dynastie italo-valencienne de la Renaissance, qui devint le pape Alexandre VI. Une grande famille à la réputation sulfureuse, qui inspire également le créateur de Oz Tom Fontana. Celui-ci est en train d’écrire une série en 12x60’ développée par Canal + et Lagardère Entertainment, doté d’un budget de 30 millions d’euros. Deux projets The Borgias pourraient donc arriver sur le petit écran à peu près en même temps. Les débuts d’année semblent propices aux fictions historiques, si l’on tient compte de la diffusion sur Starz à partir du 22 janvier prochain de Spartacus : Blood and Sand. Une saga dopée à l’image numérique et aux ralentis chorégraphiés, sur la vie du célèbre esclave thrace qui se révolta contre les Romains au Ier siècle avant Jésus-Christ. Au vu de la bande annonce, du sang et du sable, il y en aura. De la nudité aussi, le show étant mis en avant comme l’un des plus chauds et explicites produits pour la petite lucarne. « Du sexe, de la violence, de la politique : il y a tous les ingrédients pour faire une bonne série » disait de son côté Fontana au dernier MIPCOM, à propos du sujet sur lequel il planche. Et on peut supposer que la série de Showtime ne sera pas non plus très chaste. L’hémoglobine et la sexualité semblent être les deux mamelles de ces trois fictions.